Top 14. Que devient Hamish Watson, le remplaçant de Papali’i à Castres ?

Publié le 18/07/2026
Louis

La saison du Castres Olympique n’a toujours pas commencé que le club tarnais a enregistré une bien mauvaise nouvelle. Dalton Papali’i, recrue phare arrivée cet été, a été victime d’une rupture du tendon d’Achille lors du test du Bronco de pré-saison. Un énorme coup dur tant le All Black aux 37 sélections était déjà promis à un rôle de leader dans cet effectif et dont la saison s’écrit désormais en pointillé.

Ni une ni deux, le staff du CO s’est immédiatement mis à la recherche de son remplaçant et a jeté son dévolu sur Hamish Watson, le flanker aux 59 sélections avec l’Écosse. Un temps connu pour son extravagant mulet mais surtout pour ses qualités rugbystiques, il viendra donc combler l’absence du Néo-Zélandais : “Compte tenu de la longue indisponibilité de Dalton Papali’i, opéré d’une rupture du tendon d’Achille, le Castres Olympique a recruté l’Écossais Hamish Watson pour cette saison 2026/2027“, peut-on lire au sein d’un communiqué. Le principal intéressé s’est dit ravi de rallier l’Hexagone et de goûter aux exigences du rugby français : “L’opportunité de découvrir le rugby français est pour moi une superbe perspective. Compte tenu de la blessure de Dalton Papali’i, le CO m’a contacté ces derniers jours et j’ai dû me décider très rapidement. Je l’ai fait avec enthousiasme. Je sais que plusieurs grands joueurs écossais ont évolué à Castres et je rejoins ce club en pleine forme avec la ferme intention de l’aider à performer au plus haut niveau.”

Mais à désormais 34 ans, que devient Hamish Watson et quel est son niveau avant de se frotter au championnat le plus réputé de la planète ?

Un joueur exceptionnel qui s’offre un ultime défi

Watson, on ne le présente plus. En plus de ses multiples capes avec le XV du Chardon, il compte aussi une sélection avec les Lions Britanniques et irlandais en 2021, lors de l’escapade en Afrique du Sud. Le summum, pour n’importe quel joueur britannique. Le natif de Manchester en Angleterre fut l’une des références à son poste. Joueur trapu (1,85m, 106kg) avec un centre de gravité bas, il a longtemps été dans la lignée des Michael Hooper ou David Pocock, ce genre de profil gratteur. Poison dans les rucks, il a récupéré un nombre incalculable de ballons et était un cauchemar pour les équipes adverses. Également un infatigable plaqueur il fut élu meilleur joueur du Tournoi des 6 nations 2021. De quoi vous classer le bonhomme.

Mais pourtant, Watson semble marquer le pas ces dernières années après avoir été l’un des tous meilleurs numéros 7 du monde sur la période 2018-2021. Il n’a par exemple joué qu’une petite rencontre de la Coupe du monde 2023 et n’a plus été sélectionné depuis, la faute aussi à une forte concurrence à ce poste. Joueur historique d’Édimbourg où il y a passé la quasi intégralité de sa carrière, le troisième ligne aile a finalement fait une infidélité à son club de toujours. En disgrâce auprès de Sean Everitt, son entraîneur dans la capitale écossaise, il a rallié les Leicester Tigers en cours de saison. En Angleterre, il n’a disputé que sept petites rencontres, dont six de Premiership (trois comme titulaire), bien loin de son illustre passé et de ses titularisations chaque week-end. Toutefois, Watson n’y a pas laissé un mauvais souvenir, loin de là et a encore laissé entrevoir de beaux restes. S’il n’est plus le joueur d’il y a quelques années, il apportera forcément à la formation tarnaise dans son registre.