Il ne s’en est jamais caché. Gaël Fickou (32 ans, 98 sélections) pourrait très bien être tenté par une pige à l’étranger en fin de carrière. Récemment, le trois-quarts centre a pris tout le monde de court. Alors qu’il avait lui-même indiqué que le Racing 92 serait vraisemblablement son dernier club en France, le natif de La Seyne-sur-Mer s’est finalement engagé avec Toulon, qu’il rejoindra à l’intersaison.
L’international tricolore va donc retrouver son club formateur, même s’il n’a jamais disputé la moindre rencontre en pro avec le RCT. Dans le reportage Canal + Sport “Jour Off” présenté par Sacha Valleau, Gaël Fickou a affirmé que la formation de la Rade pourrait réellement être son ultime défi. Avant de peut-être raccrocher, même s’il ne ferme pas la porte à un départ hors de la France. En Super Rugby ? Non, mais pourquoi pas au Japon ou aux États-Unis : “Je ne me ferme aucune porte, je ne sais pas de quoi demain est fait. S’il y a de belles opportunités qui s’offrent à moi… Dans le championnat français, sincèrement, je ne pense pas. Après Toulon, ça sera soit l’étranger, soit ça s’arrêtera là. Ce qui m’attire à l’étranger ? Il y a forcément les États-Unis et le Japon. Aller en Super Rugby, je ne pense pas que j’aurai le niveau physique et mental dans deux ans pour aller en Nouvelle-Zélande ou en Australie. Par contre le Japon ou les États-Unis, cela pourrait être intéressant comme expérience de vie.”
La Coupe du monde en ligne de mire
Une expérience en MLR ou au sein de la lucrative League One, ne pourrait intervenir avant juin 2028, date de la fin de son contrat avec les Rouge et Noir. Fickou l’assure, il vise la Coupe du monde 2027 en Australie comme point d’orgue, après avoir été écarté par Fabien Galthié lors du dernier tournoi.
Une déception pour le joueur qui a vu en Toulon une opportunité de se relancer justement dans l’optique des Bleus : “Je sentais depuis un moment que la vision de mon jeu n’était pas en corrélation avec ce qu’on produisait au Racing 92. Je pensais surtout qu’il fallait que je change un peu d’air, pour me redonner ce coup de fouet. J’ai eu l’opportunité parce que Pierre (Mignoni, NDLR) m’appelle et me dit qu’il veut à tout prix que je revienne. Donc je me mets à réfléchir, ça dure un mois où je me pose des questions. Je me dis : ‘Revenir à Toulon, est-ce que ce n’est pas repartir en arrière ?’ Tu te poses beaucoup de questions à ce moment-là. Mon objectif, c’est la Coupe du monde, c’est ce qui me tire et m’entraîne à être bon. Le Top 14 je le connais par cœur, ça fait des années que j’y suis. Bien sûr que j’ai envie de gagner le Top 14 ou la Coupe d’Europe, c’est une évidence. Mais ce qui m’a toujours animé dans ce sport, c’est l’équipe de France, plus que tout le reste si je suis honnête. Si je suis bon en club, ça me permet d’être en équipe nationale. Il faut que j’aie cette pression, de me dire que si je ne suis pas bon, les supporters vont me mettre la misère.”
Fickou essaiera de terminer de la meilleure des façons son aventure francilienne, avec pourquoi pas un titre de champion de France derrière lequel il court depuis ses débuts professionnels. Avant de débuter son nouveau chapitre toulonnais, “son maillot de cœur“, auquel il “tient“.

