Giorgi Melikidze, l’inconnu pilier devenu icône du Stade Français

Publié le 25/11/2025
Louis

Dans ce championnat, il y a forcément les joueurs qui attirent la lumière, qui ne cessent de faire parler d’eux de par leurs performances exceptionnelles. Puis il y a les autres, les anonymes, les joueurs de l’ombre qui sont pourtant indispensables au bon fonctionnement d’une équipe. Giorgi Melikidze est de ceux-là.

Débarqué en 2015 dans la capitale en catimini alors à peine âgé de dix-neuf printemps, le natif de Tbilissi n’a jamais déçu dans les travées de Jean Bouin. En dix saisons dans la capitale, il s’est affirmé et n’ayons pas peur des mots, comme l’un des meilleurs piliers droits du championnat. D’une fidélité à toute épreuve au club qui l’a fait éclore, il est sur le terrain comme dans la vie, discret mais ô combien précieux. Invisible dans les médias, le colosse (1m79-117kg) est pourtant l’une des pierres angulaires des soldats roses depuis maintenant bon nombre de saisons. Comme un signe, sa longue blessure l’an passé (ajoutée à celles des autres piliers bien évidemment) a coïncidé avec la baisse de régime du Stade Français, tout proche d’une treizième place et d’un match de barrage angoissant qui aurait pu plonger l’entité parisienne dans les abysses de la Pro D2.

S’il se partage le poste de pilier droit avec Paul Alo-Emile, autre joueur emblématique parisien, chaque aficionados du club aux quatorze Boucliers de Brennes sait à quel point Melikidze tient l’axe droit de la mêlée depuis des lustres. L’an passé, sans lui, le pack pourtant point fort, a souffert. Les années précédentes, malgré une blessure au cours de l’exercice 2023-2024, il a joué un rôle prépondérant dans le bon parcours des hommes de Paul Gabrillagues en championnat.

Un début de saison XXL

Ce dimanche soir, l’ancien membre du RC Rustavi Kharebi a rayonné sur la pelouse de Jean Bouin. Un doublé, évènement assez rare pour un pilier pour être souligné, à chaque fois en puissance. Deux essais qui portent son total à quatre cette saison, alors que le joueur de 29 ans n’en avait jusqu’alors inscrit “que” cinq en dix ans sous la tunique rose. Mais ces réalisations sont le couronnement d’une partie grandiose, tant le Géorgien a broyé son vis-à-vis en mêlée et participé à la démonstration parisienne dans l’exercice.

À l’heure où on vante à juste titre, les mérites des Carbonel, Nene ou Tanga, Melikidze est pourtant l’une des raisons du bon début de saison des protégés de Paul Gustard. Et s’il n’est pas un grand connu du grand public, le joueur est devenu une icône du Stade Français de ces dernières années. Surtout, à un poste où l’on arrive à maturité sur le tard, il est à 29 ans, encore plein de ressources. Et c’est le board stadiste qui s’en frotte les mains, le joueur des Lelos ayant prolongé son contrat l’été dernier.

Biberonné au rugby, tombé malade de ce sport lors de la Coupe du Monde 2003, alors que je savais à peine marcher, je suis le seul sudiste ayant renié le Stade Toulousain pour l’autre Stade… Français. Condamné à souffrir avec mon club de cœur, j’espère vous transmettre mon amour pour la balle ovale à travers XV Ovalie !