Malgré une équipe séduisante sur le papier, avec notamment une ligne de trois-quarts talentueuse, les Waratahs ont réalisé un exercice compliqué et ne se sont pas qualifiés pour les phases finales de Super Rugby, terminant à une triste huitième place.
Lors de l’ultime match de la saison le week-end dernier, les Tahs ont chuté sur la pelouse de Force (31-25) malgré un match monumental d’un Joseph Sua’ali’i jusque-là souvent blessé et peu en vue. Mais surtout, les joueurs de Sydney ont perdu Jake Gordon, opéré du tendon d’Achille et absent plusieurs mois. Alors qu’il était pressenti pour être le titulaire à la mêlée des Wallabies, le numéro neuf manquera le Championnat des nations et le choc face aux Bleus.
Outre cette blessure, les Waratahs ont vu Andrew Kellaway disputer le dernier match de sa carrière au sein du club de Nouvelle-Galles-du-Sud. Le joueur de 30 ans, formé au club et de retour en 2024 après la disparition de sa formation des Melbourne Rebels, ne sait pas de quoi son avenir sera fait. Étonnamment, le Sydney Morning Herald assure que l’ailier ou arrière pourrait mettre un terme à sa carrière. Si cette décision n’est pas actée, elle n’est donc pas écartée, loin de là. Un choix surprenant, le natif de Sydney ayant encore de belles années de rugbyman devant lui. Cette saison par exemple, écarté dans un premier temps, il a finalement pris part à huit rencontres de Super Rugby, toutes comme titulaire, pour deux essais.
Plus tôt dans la saison, le trois-quarts polyvalent s’était confié dans les colonnes du Sydney Daily Telegraph. S’il avait certifié avoir encore le niveau pour continuer, en revanche, il n’est pas question de faire la saison de trop. C’est pourquoi la question de raccrocher les crampons se pose : “Je sais que je suis encore assez bon, et j’ai toujours l’envie de continuer. Quant à ce qui se passe à la fin de l’année, je m’en occuperai quand la saison sera terminée. C’est Wayne Bennett qui a dit qu’il valait mieux partir un an plus tôt qu’un an en retard, et ça résonne en moi. C’est quelque chose que je considère important. Tu ne veux jamais trop t’attarder.”
Cela est une supposition, mais Kellaway, à un an du Mondial sur ses terres, a-t-il vu son avenir bouché en sélection avec la forte concurrence qui se profile ? À l’aile, son poste de prédilection, de gros noms se bousculent. On pense bien évidemment à l’indéboulonnable Max Jorgensen, à Dylan Pietsch ou Corey Toole, alors que Mark Nawaqanitawase va faire son retour à XV après deux saisons aux Roosters. Sans oublier Zac Lomax qui pourrait venir rebattre les cartes.
À l’arrière, poste où Kellaway a plusieurs fois glissé, Tom Wright est de retour et surtout, Jorgensen peut y évoluer. Pour preuve, il a disputé les six derniers matchs de Super Rugby dans le fond du terrain. Et derrière, les jeunes Sid Harvey (20 ans) et Treyvon Pritchard (19 ans) tapent à la porte.
Une expérience à l’étranger et en France ?
Mais le Sydney Morning Herald précise toutefois qu’un départ à l’étranger n’est pas non plus à exclure. Par le passé, l’ailier de 30 ans a évolué du côté de Northampton en Angleterre, puis aux Green Rockets Tokatsu au Japon. Une aventure en France pourrait lui permettre de découvrir un nouveau pays dans un championnat lucratif. Il apporterait à n’en pas douter, ses indéniables qualités à certains clubs de Top 14 et la piste a été évoquée dans certains médias au pays. Pour rappel, il avait aussi envisagé de rejoindre la ligue rebelle R360, avant que son lancement ne soit reporté. De nouvelles informations sur la suite ou non de sa carrière devraient donc faire surface dans les prochaines semaines. Quoiqu’il en soit, Andrew Kellaway se prépare à défier le Pays de Galles et l’Afrique du Sud avec les Barbarians ce mois-ci.
En mars dernier, celui-ci avait indiqué avoir rejoint les Waratahs pour se rapprocher de sa famille : “Revenir à Sydney après la disparition des Rebels n’était qu’une façon de m’assurer que ma jeune famille était près de ma famille et de la famille de ma femme. Avec tout mon respect, le rugby était une pensée secondaire dans cette décision, et j’ai juste eu la chance que les Waratahs soient le club d’où je viens, et c’est un grand club que j’aime beaucoup.” Andrew Kellaway, s’il n’est pas l’ailier le plus spectaculaire, a néanmoins connu une période faste avec les Wallabies, doté d’un gros QI rugby et véritable chasseur d’essais. Il compte 49 sélections avec la tunique verte et or pour 14 réalisations (deux transformations). En novembre dernier, il a encore pris part à trois matchs de la tournée d’automne. Affaire à suivre donc.

