C’est un message bouleversant que vient de poster Maxime Mermoz sur son compte Instagram. International français aux 35 sélections, l’ancien trois-quarts centre a été reconnu en situation de handicap par la MDPH. Également interrogé par Actu Rugby à ce sujet, il explique : “La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) m’a répondu il y a quelques jours pour me dire que c’était bon.”
Passé par Perpignan, Toulon, Toulouse avant de s’exiler en Angleterre du côté de Leicester puis de Newcastle, Mermoz souffrait d’une rupture hémato labyrinthique : “Un handicap invisible. De ceux qui ne se lisent pas sur un visage, mais qui impactent chaque journée“, poursuit-il sur ses réseaux sociaux. Pour le site rugbystique, il rajoute : “C’est une rupture dans le labyrinthe de l’oreille. C’est comme des fissures. Avec les émotions et les chocs, ça s’ouvre petit à petit et ça crée un dysfonctionnement en laissant passer des liquides là où il ne faudrait pas“.
Pris d’acouphènes en 2017
En 2017, alors qu’il atterrit aux USA pour disputer un match amical, il est pris d’acouphènes. Le début de la descente aux enfers. Mermoz s’isole, vit dans un état vertigineux permanent, perd même 15 kilos une fois sa carrière terminée. Son quotidien lui est devenu insupportable : “Pour x raisons, ma famille et mes amis n’ont plus mon numéro de téléphone. Beaucoup m’en ont voulu. Mais pendant un an, je me suis isolé […] Je ne pouvais pas regarder mon téléphone certains jours car les écrans me provoquaient des vertiges. Tous mes réflexes et mon système nerveux étaient affectés. Je ne pouvais même pas regarder une personne dans les yeux car mes yeux ne tenaient pas, je tombais,” ajoute-t-il toujours pour Actu Rugby.
S’il ne veut pas taper sur le sport à la balle ovale, il assure que ce sont les multiples chocs qui lui ont créé tout cela. Le quadruple champion de France se remémore même un coup de poing de Piri Weepu, demi de mêlée néo-zélandais, qui lui avait percé un tympan. Un terrible épisode.
Vers la guérison
Depuis 2022, Maxime Mermoz va mieux et est sur la voie de la guérison : “Une grande spécialiste me recontacte en me disant que l’IRM avec injection est 10 fois plus puissante qu’il y a 3 ans et que ça vaut le coup d’en repasser une pour essayer d’en savoir plus.”
Il entrevoit enfin la fin du tunnel et conclut : “Respect à tous ceux qui avancent en silence.”

