C’est une finale que s’apprête à jouer l’Écosse ce samedi en Irlande, pour le compte de la dernière journée du Tournoi des 6 Nations (15h10). Le XV du Chardon, brillant vainqueur de la France la semaine passée, peut toujours rêver d’un sacre final. Mais pour cela, il faudra venir à bout d’un adversaire qui ne lui réussit pas. Rendez-vous compte, les Scots n’ont plus battu le XV du Trèfle depuis le 4 février 2017 et restent sur onze défaites consécutives face à la bande à Andy Farrell. Pire encore, les Écossais ne comptent qu’une petite victoire sur les 16 dernières rencontres. Des chiffres fous.
Il faudra donc conjurer le mauvais sort, et espérer dans le même temps, un résultat positif de l’Angleterre au Stade de France pour décrocher ce 6 Nations version 2027. Mais pour ce choc face à sa bête noire, l’Écosse va devoir se passer de deux joueurs cadres de son système. En effet, Gregor Brown et Scott Cummings, qui ont composé la deuxième ligne titulaire face à nos Bleus, sont tous les deux forfaits, respectivement touchés à un mollet et une cuisse. Des gros coups durs, tant les deux joueurs pèsent dans la cage.
Aux deux colosses du pack, s’ajoutent l’ailier Duhan Van der Merwe, blessé à la cheville mais bien suppléé par Kyle Steyn ou Darcy Graham, les piliers Nathan McBeth (cheville) et Elliot Millar Mills (aine) et le demi d’ouverture Adam Hastings (épaule).
Une Irlande sur courant alternatif
Malgré ces absences, les hommes de Gregor Townsend veulent y croire. Car face à eux, se présente une Irlande certes troisième, mais moins souveraine qu’il y a encore quelques mois.
Les Irlandais ont lourdement chuté en France, avant de peiner contre l’Italie. Leur principal fait d’arme reste ce sublime succès en terre anglaise face à un XV de la Rose totalement à côté de ses pompes. Et la dernière laborieuse victoire face à des Gallois qui se refont peu à peu une santé, n’est pas venue rassurer les aficionados du rugby irlandais.
Dans un Tournoi très homogène, l’Écosse a une occasion en or d’enfin briser la malédiction samedi. Sur le papier, elle semble mieux armée que l’Irlande. Mais on le sait, les partenaires de Finn Russell peuvent être irréguliers, capables de sublimes coups d’éclat avant de perdre face à des adversaires à leur portée. Même si on ne leur souhaite pas, chauvinisme oblige, les Écossais pourraient aussi enfin remporter leur premier Tournoi depuis 1999 (il ne comptait encore que 5 nations). Et mettre fin à une disette de 27 ans. Car ce petit pays d’à peine plus de 5 millions d’habitants attend plus que jamais, une victoire finale dans la compétition phare de l’hémisphère nord. Réponse dans quelques jours.

