Il est l’un des facteurs X du Racing 92. À 26 ans, Vinaya Habosi a pris une nouvelle dimension dans les Hauts-de-Seine. Décalé au centre du terrain avec succès, il ne cesse de martyriser les défenses, joueur d’une puissance phénoménale, avec des qualités de vitesse et d’appuis et doté d’une technique au-dessus de la moyenne, capable d’offloads dont lui seul a le secret. Contre la Section Paloise (victoire 31-33), c’est encore lui qui est à l’initiative du premier essai sur une passe après contact sublime. Il en fera quatre en quarante petites minutes avant de quitter la pelouse.
Car c’est le point noir de la soirée ciel et blanche, le Fidjien a été contraint de céder sa place à la pause. Gêné de longues minutes par une arcade saignante, il s’est blessé au genou peu avant le retour aux vestiaires. Une torsion visible sur une prise d’intervalle et sa jambe gauche prise en porte-à-faux. Immédiatement, le staff médical s’est afféré autour de lui et lui a fait passer le fameux test du tiroir, afin de savoir si les ligaments étaient touchés. Habosi a pu terminer cette première période mais a été remplacé par Josua Tuisova au retour sur la pelouse.
Absent contre Toulouse ?
Se pose donc légitimement la question de sa présence ou non ce vendredi soir à Marseille, en demie contre Toulouse (21h05). Un forfait serait un véritable coup dur pour les Racingmen tant le joueur excelle cette saison. Dans le podcast Rugby Confidential, Sacha Valleau émettait des doutes sur une présence de l’ancien joueur des Fijian Drua : “Ce qui me fait mal au cœur, c’est que je pense qu’il manque au Racing quelques joueurs qui sont très importants. Je ne sais pas par exemple si Habosi va jouer. C’est un facteur X qui peut manquer.”
Surtout que, comme évoqué précédemment, le joueur a progressé, tant dans sa compréhension du rugby, que techniquement, physiquement et même défensivement. Gaël Fickou, son partenaire de club, précisait : “Vinaya a une énorme progression technique, stratégique et physique aussi. Il est plus costaud qu’avant.” Et l’ailier ou arrière du Racing Max Spring, invité du podcast, poursuivait : “Avant, il allait peut-être un petit peu plus vite. Mais il est méchant, dans le sens qu’il fait mal, il est violent avec les adversaires. Il faisait beaucoup de fautes avant. Mais cette année il n’a pas été sanctionné une seule fois. Il a beaucoup progressé.”
C’est donc Patrice Collazo et tout le staff racingman qui retiennent leur souffle. Verra-t-on Vinaya Habosi enflammer la pelouse du Vélodrome vendredi ? À suivre.