L’histoire de Rufus McLean n’est pas brillante, loin de là. Pourtant promis à un grand avenir à ses débuts avec les Glasgow Warriors, l’ailier écossais a disparu des radars depuis. Pourquoi ? Car en 2023, il reconnaît des violences conjugales sur son ex-compagne.
À l’époque, il est condamné alors à 120 heures de travaux d’intérêt général et est interdit d’approcher la victime durant 10 ans. Malgré des essais spectaculaires, des chevauchées folles, son club des Warriors ainsi que la fédération écossaise de rugby n’hésitent pas à rompre le contrat du joueur qui compte 3 sélections avec le XV du Chardon.
Depuis ? Le joueur de 26 ans s’est exilé aux États-Unis en 2024, en MLR. D’abord avec les American Raptors puis les Houston Sabercats avec qui il s’est illustré la saison dernière en inscrivant 4 essais en 14 matchs. Il a ensuite rejoint les Seattle Seawolves mais n’a pas disputé le moindre match. Entre-temps devenu éligible pour les États-Unis, il a fêté sa première sélection contre l’Angleterre en juillet dernier, disputé la Pacific Nations Cup et compte désormais six sélections pour deux essais.
Le Stade Français a bouclé son arrivée
Devenu persona non grata en Europe et alors que tout était écrit pour que le trois-quarts aile de poche finisse sa carrière de l’autre côté de l’Atlantique, un club de Top 14 a finalement bouclé son arrivée. Comme l’informe L’Équipe, il s’agit du Stade Français Paris qui avance considérablement dans son recrutement et aurait obtenu l’accord de l’ancien membre de Glasgow depuis plusieurs semaines. Cela fait en effet déjà quelque temps que des bruits de couleurs faisaient état de son arrivée dans la capitale.
Le board parisien recherchait activement un profil arrière-ailier. Le quotidien sportif précise aussi que Thierry Païva a prolongé jusqu’en 2027 alors que, comme évoqué ce matin, Ihaia West s’est engagé pour une saison dans les travées de Jean Bouin.