Dans la famille Elissalde, je demande le fils ! À tout juste 18 ans, Sacha Elissalde va disputer son premier match professionnel avec le Stade Rochelais, ce samedi soir à Newcastle, en huitièmes de finale de Challenge Cup (21 heures). L’histoire est folle puisque Sacha va représenter une quatrième génération d’Elissalde à porter la tunique rochelaise.
Avant lui, les arrière-grands-pères Laurent Bidard et Arnaud Elissalde, le grand-père Jean-Pierre, le grand-oncle Lucien et son père Jean-Baptiste, ont tous évolué au Stade Rochelais. On connaît forcément bien Jean-Baptiste, international français à 35 reprises, capable de jouer neuf ou dix et qui a aussi fait les beaux jours du Stade Toulousain. Son palmarès parle d’ailleurs pour lui. Deux fois champions d’Europe, deux fois champions de France et vainqueur de deux Tournoi des 6 Nations avec les Bleus, dont le Grand Chelem de 2004.
Jean-Pierre, père de Jean-Baptiste et donc grand-père de Sacha, est lui aussi un visage bien connu du microcosme rugbytique tricolore. Pêle-mêle : 5 sélections avec le XV de France et une sacrée carrière de joueur puis d’entraîneur.
O’Gara impressionné
Remplaçant pour ce déplacement à Newcastle, Sacha Elissalde est arrivé à La Rochelle à l’été 2024, après une formation à Toulouse puis un passage au MHR, lorsque son père entraînait. Trois-quarts polyvalent, capable d’évoluer ouvreur, centre ou arrière, il a impressionné Ronan O’Gara lors d’un entraînement avec les professionnels, comme ce dernier l’expliquait en conférence de presse : “C’est magnifique, parce que le père était un maestro, un super fort compétiteur […] J’ai vu Sacha il y a quelques mois et j’ai dit : “C’est qui lui ?”. Il y a certains jeunes, quand ils montent en pro, ils subissent. Lui, c’est l’inverse. J’ai été obligé, de crier, de lui dire : “Fais attention !” Mais j’adore. C’est dans son ADN, dans sa famille.”
Il sera tout de même question de protéger le jeune joyau, tout juste majeur : “Mais comme un papa, je dois le protéger un peu. Physiquement, il est à l’aise. Juste, je ne veux pas qu’il passe la soirée à plaquer des Fidjiens. Ce n’est pas ma vision. C’est un créateur qui voit l’espace, qui manipule le ballon avec les mains ou avec les pieds. Il est capable de jouer instinctivement aussi. Il a beaucoup d’armes. Mais le principal, c’est qu’il prenne du plaisir. Il n’y a aucune responsabilité pour les joueurs comme lui.”
Mais O’Gara l’affirme : il est prêt pour jouer pro. À lui de jouer.