Chabal raconte le jour où il aurait pu mourir d’un infarctus

Written on 10/03/2026

“Face à la toile”, c’est le tout nouveau concept de Romain Magellan. Sur sa chaîne Youtube, l’ancien pilier, qui gravite toujours autour du rugby, invite plusieurs personnalités connues de la balle ovale.

Pendant qu’elles peignent, ces dernières reviennent sur les moments marquants de leurs vies, alors que la toile finale sera vendue lors d’une grande soirée caritative. Cette fois-ci, c’est Sébastien Chabal qui s’est prêté au jeu.

Figure emblématique du microcosme rugbystique, l’ancien deuxième ou troisième ligne est revenu sur un évènement marquant de ces dernières années. Il avoue avoir été victime d’un infarctus, qui aurait pu, s’il n’avait pas été pris à temps, lui coûter la vie.

Chabal victime d’un infarctus

Il explique longuement. Ce jour là, Chabal quitte Lyon pour rejoindre Avignon dans le cadre de ses projets professionnels : “Je prends ma douche et j’ai l’impression que je me fais mal aux cervicales comme cela peut arriver. Je me dis que le voyage ne va pas être cool. Je prends la voiture et puis j’ai de plus en plus mal. J’ai toujours su que j’allais faire au moins un infarctus. J’avais un terrain familial, et je savais à peu près les signes d’un infarctus. Sur la route, ces signes étaient de plus en plus présents. Je me suis arrêté sur une aire d’autoroute. Je me suis dit que ce n’était pas mes cervicales. J’ai continué de rouler jusqu’à Valence. Je m’étais arrêté en me disant que ça allait peut être passer. Mais les signes étaient plus douloureux. Je me suis dit qu’il fallait que j’y aille car sinon on risquait de me retrouver mort sur l’aire d’autoroute dans quelques semaines. Parce que c’était une aire où il n’y avait rien.”

Finalement, Sébastien Chabal est pris en charge à temps : “J’ai roulé jusqu’à Valence. J’ai fait les quelques kilomètres qu’il me restait et je suis arrivé à l’hôpital. Aux urgences, j’arrive : ‘Bonjour, je pense que je suis en train de faire un infarctus’. Ils m’ont demandé la carte vitale, etc. Je me suis enregistré, et j’étais en train de faire un infarctus. Je n’ai pas peur de la maladie, ça ne m’inquiète pas trop. Un infarctus, certes il y a la douleur, mais lorsque c’est pris à temps, ça va. Ils te mettent le stent, instantanément, tu n’as plus mal. Moi ça a été pris à temps et heureusement mon cœur n’a pas de séquelles. Ils te font un tout petit trou au poignet. Pour eux, c’est trop facile. La médecine est tellement incroyable.”

Mode de vie sain

Le colosse reconnaît tout de même la gravité de la situation et avoue que le plus dur à supporter sur le moment restera l’inquiétude de ses proches. Mais depuis, il assure avoir arrêté de fumer, se rend chez son cardiologue pour des contrôles et a un traitement. Une bien mauvaise mésaventure désormais derrière lui. Il conclut : “Un infarctus ? Je ne dis pas que ce n’est rien. Mais je dis que ça ne fait pas peur. J’était peut-être conditionné. Je n’ai pas l’impression que je vais mourir de ça. Bien sûr que c’est grave. Pour ma famille, c’est grave. Cela inquiète davantage les gens. C’est pour ça que j’essaie de faire des efforts : ne pas fumer, je ne picole pas et je ne mange pas dégueulassement (sic).”