Fabien Galthié sait comment galvaniser ses joueurs. Ce samedi à Murrayfield (15h10), le XV de France peut remporter le Tournoi des 6 Nations en cas de victoire contre l’Écosse.
Et pour ce choc, le sélectionneur du XV de France y est allé d’une petite déclaration en conférence de presse pour pimenter une rencontre déjà sur toutes les lèvres.
Un accueil difficile à Murrayfield ?
Selon lui, l’accueil des Écossais est parfois hostile. Le meilleur exemple ? Le minuscule vestiaire dans lequel sont invités à se changer les Français : “C’est un adversaire qui sait recevoir, avec un accueil très difficile. Il faut savoir que c’est le plus petit vestiaire au monde. On se change dans les couloirs, il faut dire les choses comme elles sont. Ils nous obligent à nous changer dans le couloir. Déjà, ça donne le ton. On a beau demander s’ils peuvent nous donner la pièce à côté qui est disponible et qui est normalement l’autre partie du vestiaire, eh bien on ne l’a pas pas. Donc on continue à se préparer et se changer dans le couloir pour un match international. Le vestiaire des arbitres est à côté de nous et est plus grand. On sait où on met les pieds dès l’arrivée au stade.”
Des propos confirmés par Gaël Fickou dans le podcast Rugby Confidential : “Pour l’arrivée au stade, il y a une fanfare devant toi qui te ralentit. Il faut rester concentré sur le terrain et le rugby et ne pas se faire perturber par tout ce qui se passe autour, parce qu’ils font exprès. Ils ont tendance à fermer des vestiaires, te rendre fou, ils sont très intelligents. Même s’ils nous respectent beaucoup et qu’ils nous admirent. Il y a deux ans, ils nous avaient donné la moitié des vestiaires, ils font plein de petites magouilles pour déconcentrer. Ils nous avaient ralentis avec une fanfare qui marchait à deux à l’heure. On avait mis 1/4 d’heure pour arriver de l’hôtel au stade et le même temps pour seulement faire le tour du stade.”
Les Français savent donc à quoi s’attendre, même si c’est bien le terrain qui décidera de l’issue du match, et non pas les multiples coups de Trafalgar des Écossais à côté.