C’est la question que tout le monde se pose : est-ce que Nice, qui a obtenu sa montée, évoluera en Pro D2 la saison prochaine ? Hier vendredi, Jean-Baptiste Aldigé, le président de la SASP et Patrice Prévot, celui de l’association, ont annoncé leur démission dans un communiqué commun. Le stade Marcel-Volot est au centre des querelles entre le club azuréen et la mairie. Car depuis sa récente élection à la tête de la ville, Éric Ciotti a visiblement fait marche arrière et n’aurait pas tenu ses engagements. Comme l’a rappelé Midi Olympique, ce dernier, initialement favorable à une rénovation de l’enceinte sportive, avec dans un premier temps une tribune éphémère qui aurait rapporté 1,3 million d’euros à Nissa Rugby, aurait abandonné ce projet.
Mais il n’y a pas que ça. L’Équipe explique que la mairie était prête à offrir des garanties financières au club, avec des subventions estimées à 3 millions d’euros. Mais les nombreux mails envoyés par les dirigeants niçois à la ville sont restés sans réponse. Autant dire que l’avenir de Nissa Rugby en Pro D2 s’écrit en pointillé. L’A2R, ancienne DNACG, demande 4,7 millions d’euros de caution, et ce mutisme dans lequel s’est plongée la mairie ne pousse pas à l’optimisme.
Un énième coup de bluff d’Aldigé ?
Si Nice venait à ne pas tenir ses engagements, le Stade Montois, relégué en Nationale, pourrait donc être repêché. Mais une question nous taraude. Jean-Baptiste Aldigé bluffe-t-il ou a-t-il réellement la volonté de quitter la Côte d’Azur ? On le sait, ce dernier a déjà usé de cette stratégie lorsqu’il officiait à Biarritz. À l’époque, il était entré en conflit avec Maïder Arosteguy, alors maire de la ville, avec Aguilera là encore comme sujet de discorde. “JBA” a même longtemps laissé planer la menace d’un exil à Lille.
Espère-t-il créer un électrochoc et faire bouger les choses à la mairie ? Dans le cas contraire et si sa démission venait à être acceptée, alors Nice serait dans une sacrée panade. Nous devrions en savoir davantage dans les prochains jours.