Le feuilleton Arthur Coville touche à sa fin. Mais on ne sait toujours pas officiellement si le demi de mêlée évoluera en Top 14 avec Vannes, ou s’il restera en Pro D2 avec Provence Rugby.
Dans les colonnes du Télégramme, Olivier Cloarec, le président du RCV, est pour la première fois revenu sur cet imbroglio autour du transfert de Coville. Au printemps 2025, Vannes veut s’attacher les services de l’ancien Parisien, formé justement au club. Finalement, Provence Rugby conserve son numéro neuf un an de plus : “Arthur Coville, c’est un joueur que je connais bien, qui a été formé à Vannes et avec qui j’ai des échanges régulièrement depuis maintenant des années“, explique Cloarec. “Dès le mois de mars 2025, j’ai un échange avec lui sur le fait qu’on cherche un numéro 9 dès cette saison. Il me dit : “J’ai encore une saison, mais Vannes et son projet m’intéressent toujours autant.” Denis Philipon me dit : “Fais-moi une proposition financière pour le libérer de son contrat.” C’est ce que j’ai fait. Ils ont finalement préféré le conserver parce qu’Arthur est un joueur important dans leur effectif.”
Quelques mois plus tard, Coville signe un précontrat de trois ans avec les pensionnaires de la Rabine. Il est donc prévu que ce dernier rejoigne la Bretagne à l’été 2026 : “Le précontrat a été signé, il s’est engagé trois ans avec nous“, confirme le président vannetais. Mais Arthur Coville fait volte-face et exprime le souhait de rester à Aix : “Je ne m’attendais pas à ça mais ça fait partie de la vie d’un sportif. Ce n’est pas le premier, ce n’est sans doute pas le dernier.”
Coville parti pour rester
Finalement, la tendance n’est pas à un départ. De ce que l’on a pu entendre à droite à gauche, Arthur Coville devrait bien rester à Provence. Difficile aussi pour Vannes de faire venir un joueur qui traîne des pieds. Mais le board aixois devra tout de même envoyer une compensation financière à son homologue breton, afin de casser ce précontrat. Toujours pour Le Télégramme, Olivier Cloarec précise : “Il y a des conditions dans son précontrat, il peut s’en sortir avec une clause financière à régler. Il suffit de trouver un accord. On a repris les discussions avec Arthur et avec le club. J’espère qu’on trouvera un accord dans les prochains jours pour mettre fin à l’épisode Arthur Coville et que chacun ne reparte pas fâché dans ses nouvelles aventures […] Je pense qu’on trouvera un accord. Nous, on a ouvert la porte à la discussion. Et s’ils en font de même, j’espère qu’on trouvera très vite un accord.” L’issue est donc proche.
L’homme fort de la formation morbihannaise s’est aussi engagé à ne pas parler de ce sujet avant la fin des phases finales. En finale, Vannes et Provence Rugby se sont affrontés (victoire vannetaise 18-14) et personne ne voulait que ce dossier Coville “pollue” ce moment de liesse. Et ce, malgré les petites piques inchangées entre Jean-Noël Spitzer et Philippe Saint-André, les managers des deux équipes. Cloarec conclut : “Jean-Noël Spitzer a dit, il y a un mois peut-être, qu’Arthur fera partie, à date, de l’effectif la saison prochaine, ce qui est vrai. Il s’est engagé avec nous et son précontrat n’est pas rompu aujourd’hui. Donc je comprends que Jean-Noël ait dit ça. Philippe Saint-André lui a répondu quelque temps après. Ce n’était pas mon boulot d’entrer dans cette polémique. Jean-Noël a sorti ça, Philippe Saint-André lui a répondu : un partout, balle au centre. On s’est très vite mis d’accord avec les dirigeants de Provence pour écarter ce dossier et que ça ne vienne pas polluer ces phases finales qui sont un moment exceptionnel pour tout le monde.”