Il est une légende du rugby anglais. À 37 ans, Courtney Lawes (105 sélections) évolue en Pro D2 du côté de Brive depuis deux saisons. Joueur atypique, deuxième ou troisième ligne rugueux, il retournera au pays la saison prochaine, après s’être engagé en faveur des Sale Sharks.
Mais dans un entretien accordé au Telegraph, il n’a pas caché son admiration pour le rugby français. Joueur emblématique des Northampton Saints, il avoue avoir été choqué par le niveau de la Pro D2 : “Je ne pense pas que les gens se rendent compte à quel point il est difficile de jouer dans un endroit comme celui-ci, et peut-être dans un championnat comme celui-ci, ou le Top 14 […] Tout est tellement peu structuré. Ici, les joueurs sont entraînés à être plus performants individuellement que collectivement, et c’est assez difficile à gérer et à intégrer.”
Toujours pour le quotidien anglais et dans des propos relayés par Rugbyrama, Lawes précise : “En réalité, cela m’a aidé à développer mon intelligence de jeu sur le terrain, à communiquer, à aider les autres à se positionner au mieux pour que je puisse les utiliser, ou qu’ils puissent m’aider. J’ai gratté le plus de ballons de toute la compétition lors des deux saisons, ce qui est plutôt cool pour un grand gaillard comme moi […] La défense en touche a été un peu différente aussi, car j’ai pu prendre plus de responsabilités, étant donné qu’il faut être plus individuel dans ce championnat. J’ai pu perfectionner certaines compétences que je possédais déjà, mais j’ai pu les améliorer.”
Un meilleur joueur depuis
Et il l’assure. Ce passage dans l’Hexagone lui a permis d’être un meilleur joueur. Des paroles fortes : “Je suis un meilleur joueur aujourd’hui qu’au moment où j’ai quitté l’Angleterre.” Désormais, Lawes espère disputer la Coupe du Monde 2027 en Australie, ultime défi d’une carrière bien remplie.
Dernier point. Le rugby en France pour ses enfants, bien mieux structuré qu’en Angleterre selon lui : “Ils jouent cinq ou six heures de rugby par semaine : une heure et demie deux jours par semaine, puis un tournoi qui dure toute la journée le week-end. Alors qu’en Angleterre, ils ne joueraient ou ne s’entraîneraient qu’une fois par semaine.” S’il n’aura pas réussi à hisser son club en Top 14, défait en demie l’an dernier par Montauban et par Provence cette fois-ci, Courtney Lawes gardera un bon souvenir de son aventure corrézienne. Et surtout, racontera à qui voudra bien l’entendre la dureté du rugby français.