C’est officiel. Un an après sa descente, Nice va retrouver la Pro D2. Le club azuréen s’est imposé ce dimanche dans le match de barrage qui l’opposait à Mont-de-Marsan. Pour les Landais, c’est la douche froide et une terrible désillusion. Pour la première fois de leur histoire, les Jaune et Noir vont évoluer au troisième échelon du rugby français.
Après la rencontre, le président niçois Jean-Baptiste Aldigé s’est dit satisfait de cette montée, qui récompense une saison XXL. L’homme fort du club a monté un effectif pléthorique : “C’était le projet. On a monté une équipe de Pro D2 pour jouer en Nationale afin de pouvoir monter et se maintenir si jamais ça le faisait. Ça a été une saison difficile parce que ce n’est quand même pas le même rugby, pas le même arbitrage. Donc ces joueurs qui ont pris le risque de me rejoindre sur le projet de Nice alors qu’ils étaient en Top 14 ou en Pro D2, aujourd’hui ils sont récompensés des risques qu’ils ont pris […] C’est le recrutement d’une équipe qui aujourd’hui, si elle avait joué en Pro D2, était déjà prête à jouer le milieu de tableau.”
“De la fausse humilité”
Dans la foulée, JBA s’en est pris au Stade Montois. S’il respecte évidemment ce club historique, il assure que les Landais sont venus à Nice trop sûrs d’eux, avec un réel manque d’humilité : “On voit le résultat sur le terrain. Cela n’avait jamais été fait. Une équipe de Nationale a battu l’équipe de Pro D2. Une petite équipe de Pro D2 peut perdre contre l’équipe qu’on avait montée. Aujourd’hui, il y a des vieux clubs traditionnels, pour ne pas les citer, qui ont mis en place des règles pour empêcher les nouveaux territoires de monter. Cette semaine, j’ai entendu beaucoup de mecs, qui ne sont plus à Mont-de-Marsan qui traînent à gauche, à droite, expliquer, raconter, faire des commentaires. Mont-de-Marsan est un immense club, 100 ans d’existence, mais c’était de la fausse humilité. Aujourd’hui, ils étaient très sûrs d’eux, ils étaient sûrs qu’ils allaient gagner. La preuve, ils avaient déjà organisé un match amical le 18 août, première journée de Nationale, je crois que c’est nous qui allons le faire. Voilà, c’est le karma.” Décidément, Aldigé n’a pas la langue dans sa poche.